vendredi 11 octobre 2013

Le petit Zorro


                                                                               

Zemmour est le chouchou de la frange de gauche de la  fachosphère. Il nous sort par les trous des yeux et d'ailleurs autant que l'insupportable Soral dont le narcissisme en fait un gâchis. Certains des points de vue et des lignes que ce Zorro gnomique dégage sont intéressants, cependant, en règle générale, il nous gave. Il se situe assez dans la lignée "machiste" des Abbé, Ibara, Soral, La Lime, Orfeenix... qui concèdent un certain talent aux femmes, mais leur dénient la capacité endémique et consubstantielle du Génie. Autant le féminisme est une déviation, et une belle baudruche qui tombera comme une Montgolfière aussitôt crevée, autant nier un génie féminin est absurde. Personne ne peut dénier le fait que de nombreux homos, qui se situent  d'office à la croisée du chemin entre mâle et femelle furent des génies, il en est de même de certaines femmes. En agissant ainsi, en reléguant ces femmes aux marges de la créativité, et les réduisant au rôle de procréatrice, uniquement charnelle, uniquement animale,  la droite nationale se prive d'une vraie force qu'ils ne reconnaissent pas à sa juste valeur, et par conséquent, elle se sabre. A cet égard, les mystérieuses Sœurs Aryennes ont raison. Ce sont d'ailleurs les mêmes groupuscules qui ont Marine Le Pen dans le viseur, pour des raisons idéologiques, mais aussi, parce que, bêtement, c'est une femme, et surtout une Lionne dont ils jalousent l'excellence et la dextérité de chasseresse. Si la majorité des femmes sont des bécasses, la majorité des hommes sont, eux, des beaufs, et Zemmour y échappe à peine. Beaufs entre canapé et bières, et pouffiasses, entre mèches et vernis à ongles, appartenant à une lie humaine qu'à tort nous ne stigmatisons pas assez. Certaines femmes, contrairement à ce que prétend Zemmour, ont le culot de la création. Parmi les femmes dont le génie nous subjugue, et c'est sans doute-là notre côté pédale, nous citerons certains cas fort précieux, car elles sont pas des faux, ni des imitations mais de purs diamants : Chanel, Mina, Barbara, Duras, De Bingen, Colette, La Callas, Les Sœurs Brönte, Virginia Wolf, Frida Kahlo, Marie Curie... alors que des génies au masculin tels que des Proust, Schubert et des Mozart nous font chier et nous  plongent dès les premières notes ou phrases, dans un ennui des plus mortel. Sur la toile, nous en avons décelé de ces femmes et de ces hommes talentueux, mais qui, jusqu'à présent, parmi eux ou elles, aura  écrit une chanson comme "L'Aigle Noir", "Le Soleil Noir", "Pierre", qui en 2 mesures nous plante une ambiance unique de solitude et de pluie soutenu par le saxo de Michel Portal,  ou encore l'éternel "Dis, quand reviendras-tu ?". Nous les attendons toujours, et d'un sabot ferme  ! Brebis égale Vache translucide.


La Louve de 1973 est un chef-d'oeuvre absolu, tout comme l'est "La Fleur d'Amour", de 1972.
 Les musiques nerveuses et cyclothymiques de La Louve sont de Barbara, et l'orchestration, géniale, de William Sheller. Barbara aura poussé Sheller dans ses plus hauts retranchements. 
Question : pourquoi Sheller
quand il compose pour lui-même n'aura t-il  écrit que des fadasseries ? 
Pour La Louve, Barbara, cas unique au monde, avec Mina,
fut à son pinacle, tout à la fois, créatrice, musicienne, interprète, bête de scène, et muse,
jusqu'à la chute finale et les spectacles de trop,
des années 90.
Seul Léo Ferré et dans une moindre mesure Nougaro, arrive à l'égaler. Brel, lourdingue, et Brassens, poussif, se situant  loin, loin, loin, derrière.


Cigarette entre le majeur et l'index, et regard et moue signifiant : 
"Essayez-donc de vous hisser  sur mon piédestal".
Ils rament encore.